Alexandra Généreux et Ian Lapostolle

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Alexandra Généreux et Ian LapostolleNous avons assisté à l’encan Vendu–Sold pour la première fois en 2014, sur la suggestion d’un ami partageant notre intérêt pour l’art et ayant une plus vaste expérience du milieu. Nous avions à ce moment quelques œuvres que nous avions reçues dans les années précédentes. Nous souhaitions en acquérir de nouvelles depuis un certain temps, mais ne savions pas trop par où commencer. L’évènement nous a tout de suite plu. L’atmosphère de l’encan n’est pas intimidante et le fait de savoir que la sélection des artistes et des œuvres était faite par un comité d’experts nous a mis en confiance. Pour nous, l’acquisition d’une œuvre comporte nécessairement un aspect très personnel, voire émotif, et un aspect plus rationnel ou cérébral, qui correspond à l’investissement. À Vendu–Sold, nous nous sentons à l’aise de laisser aller notre côté émotif et spontané, sachant que la plupart des œuvres demandent un investissement raisonnable.

Bien que nous discutions ensemble des œuvres sélectionnées avant la soirée de l’encan – par exemple en nous renseignant sur les artistes qui nous intéressent, au cours de discussions avec des amis collectionneurs et par la lecture de revues –, nous abordons rarement l’évènement avec une idée précise de la direction où la soirée nous mènera. À ce jour, huit de nos douze œuvres viennent de Vendu–Sold. Notre collection est composée de photographies et d’œuvres imprimées, de peintures, de dessins de différents types, de découpes, etc. Sans avoir de direction précise pour le moment, notre intérêt se porte sur des œuvres de l’actualité récente. Nous espérons pouvoir élargir notre collection en lui ajoutant des sculptures ainsi que des artistes plus établis et plus conceptuels.

Nous tentons toujours d’accrocher les œuvres à des endroits qui les mettront en valeur et où il nous sera possible de nous arrêter un moment pour les contempler. Lorsque nous acquérons une œuvre, nous l’installons dans l’aire ouverte du rez-de-chaussée pour quelques jours, voire quelques semaines, le temps de l’apprivoiser et de décider où elle sera accrochée. Notre aire de vie n’est pas cloisonnée et les murs sont tous blancs, donc les œuvres sont à l’honneur.

Nous apprécions particulièrement le fait que nos enfants grandissent entourés d’œuvres de différents styles et que l’art visuel fasse ainsi partie de leur quotidien. Chacun a ses préférences quant aux œuvres et ses interprétations quant à ce qu’elles représentent, ce qui permet des discussions fort intéressantes et une ouverture véritable à l’art.

Notre fille de cinq ans nous a dit l’an dernier, lorsqu’elle a vu l’œuvre Serpents et échelles de Sayeh Sarfaraz que nous avions achetée : « C’est très beau. C’est pour ma chambre ? » L’œuvre en question est aujourd’hui accrochée au pied de l’escalier et elle la voit tous les jours !

Image :
Karen Tam
Pierced Pizza Pan with Petals
2016
Vendu–Sold 2016

Sayeh Sarfaraz
Serpents et échelles
2016
Vendu–Sold 2016