Alleyn, Edmund

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Edmund Alleyn

Numéro de lot : 

12
Sans titre

La série Indigo, dont Sans titre, 1989, fait partie, fut créée sur les rives du lac Memphrémagog, dans les Cantons de l’Est. Edmund Alleyn y possédait une maison où il imagina un passé imagé, tirant de la technique du lavis (encre sur papier) des œuvres préparatoires aux grands formats de la série de tableaux révélée en 1990 à la Galerie Lavalin. Il pratiqua le lavis sur une période de vingt ans, raffinant le métier et repoussant les limites de l’expérimentation.

Lavis sur carton,
  • 1989
28 x 36 cm |
Œuvre unique

Valeur estimée : 

3 050 $

Edmund Alleyn, peintre, dessinateur et innovateur dans les arts technologiques, signe une œuvre où s’affirme, dans une expérience formelle complexe, une interrogation sur la fuite du temps et le devenir de l’art.

Né à Québec, Alleyn y reçoit sa formation à l’École des beaux-arts, auprès de Jean-Paul Lemieux. En 1955, fraichement diplômé, il remporte le Grand Prix des Concours artistiques de la province de Québec et une bourse de la Société Royale qui le conduit en France, où il vivra 15 ans. En 1959, il remporte la médaille de bronze à la Biennale de São Paulo et en 1971, son œuvre polysensorielle l’Introscaphe I fait sensation à Paris.

Exploration, polyvalence et liberté de pensée : c’est lui. Solitaire, acharné, il laisse une œuvre empreinte de métaphysique et d’ironie, répartie entre grands établissements et collections privées : Musée d’art moderne de Paris, Musée des beaux-arts du Canada, Musée des beaux-arts et Musée d’art contemporain de Montréal, Hydro-Québec, Banque Nationale du Canada, Lavalin… Le film L’atelier de mon père de Jennifer Alleyn, primé en 2008, recense avec finesse le parcours de cette figure majeure et singulière de l’art contemporain canadien.

Le MAC de Montréal présentera, en 2016, une rétrospective Edmund Alleyn.