Bélanger, Gwenaël

Gwenaël Bélanger, Best of (partition no.4), 2008.

Numéro de lot : 

21
Best of (partition no.4)

L’image mythique de Jimmy Hendrix qui fracasse sa guitare sur scène en 1967 a été le point de départ de l’œuvre Best of. Le musicien rock qui démolit son instrument en ­spectacle le fait dans un contexte bien précis. Cet ­événement est accompagné de jeux de lumière et d’une progression rythmique de la ­batterie coordonnée à la destruction de la guitare, alors qu’en même temps s’exprime une foule au ­paroxysme de la fête. Ce geste a été déplacé dans un contexte totalement différent en ­reconstituant un lieu le plus neutre possible, détaché des affects liés au spectacle.

Tirage Lambda; Best of (vidéo), DVD, 35 secondes en boucle,
  • 2008; 2007
86 x 102 cm |
Tirage 1/5; Édition 3/40

Valeur estimée : 

2 050 $

Gwenaël Bélanger est né à Rimouski en 1975. Il vit et travaille à Montréal. L’observation attentive et critique de ce qui fait image dans notre quotidien est le point de départ de tous les projets de Bélanger. Sa démarche se caractérise avant tout par une attitude « de bricoleur » qui consiste à jouer avec nos limites perceptuelles du réel et de ses zones grises à travers des procédés graphiques et photographiques. Il cherche à exploiter l’interaction entre ce que nous voyons et ce que nous imaginons, ou ce dont nous nous souvenons, et ce dans différentes activités humaines. Tel un anthropologue des images, Bélanger s’intéresse à l’image médiatisée autant qu’à l’objet culturel, lesquels portent et transportent connotations, dénotations et références, en vue de créer des glissements de perception et de mettre en place des machinations du regard. Ce sont les prémisses d’un espace de création, d’un chantier, où vont s’opérer des constructions, des manipulations et des transformations qui se jouent de manière fallacieuse des codes langagiers des médias. Enfin, Bélanger tente, par ses projets, de questionner le statut de l’image – sa production, sa transmission et sa réception –, de mettre à l’épreuve ce que l’on voit et perçoit.

À Montréal, ses œuvres ont été présentées en solo à la Galerie de l'UQAM, chez Optica, chez Skol et à la Galerie Graff. Il a également participé à plusieurs expositions collectives dont The Hidden Land à la Galerie Nettie Horn de Londres (2009), Still Revolution au Contact Photography Festival de Toronto (2009) et La Triennale québécoise au Musée d’art contemporain de Montréal (2008).