Evergon

Evergon, Crossing the Equator, Going South, Pacific Rim. #01, 2009.

Numéro de lot : 

15
Crossing the Equator, Going South, Pacific Rim. #01

J’ai ce fantasme burlesque selon lequel si je m’étais fait tatouer un personnage sur le ­ventre à l’époque de ma jeunesse, elle ou il aurait grandi et serait devenu aujourd’hui plus solide que moi. Avec l’aide du peintre Ian Shatilla, nous avons créé cette fiction. J’ai ensuite travaillé seul dans mon studio à la documentation des divertissants épisodes qui ont suivi, en faisant diverses entourloupettes avec les conventions liées au genre. Tout cela était ­inspiré d’un rituel d’“initiation” qui avait lieu jadis lorsque les navires traversaient l’équateur : les ­nouvelles recrues célébraient l’événement en se travestissant.

Épreuve chromogène Chromira à partir du scan numérique d’un transparent 4 x 5 pouces,
  • 2009
127 X 102 cm

Valeur estimée : 

5 000 $

Evergon vit présentement avec sa mère à Montréal. Sa carrière d’enseignement de trente-sept ans se poursuit à l’Université Concordia. Sa pratique photographique, vidéographique et artistique internationale de trente-cinq ans illustre en grande partie la culture gaie masculine. Intéressé par la technologie, il a exploré les processus non argentiques et les travaux électrostatiques dans ses premières photographies. Ceux-ci ont été suivis par des instantanés qui ont mené à des épreuves Polaroid mesurant un par deux mètres. Au cours des dix dernières années, les œuvres d’Evergon ont inclus des nus plus grands que nature de sa mère, intitulés Margaret & I, et une sélection d’images glanées dans la réserve de souvenirs qu’il a accumulés au fil des ans, accompagnées d’autoportraits, titrée Chez Moi: Domestic Content. Dans XXX/L and Passion Plays, Evergon présentait des images grandeur nature de lui-même s’ébattant avec d’autres hommes. Ces images portent sur la rencontre d’images pornographiques et d’icônes classiques de l’art occidental.

Son travail récent, Sailor’s Lament, est une installation composée de deux vidéos, d’une photographie, d’un texte mural et d’un groupe de photographies d’Evergon se pavanant avec son appareil photo, portant un pagne végétal, un chapeau de marin et le tatouage d’une sirène aux cheveux roux. Evergon a présenté son travail au Musée des beaux-arts de Montréal (2008), au Musée d’art de Joliette (2007), au Glenbow Museum à Calgary (2007), au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa (2006) et à la Jack Shainman Gallery à New York (2006).

Représenté par Galerie Trois Points, Montréal,
Edward Day Gallery, Toronto
et par Galerie St-Laurent + Hill, Ottawa.