Girard-Renard, Cynthia

Cynthia Girard-Renard, C'est la fin du monde, 2017.

Numéro de lot : 

13
C’est la fin du monde

De la série Amour et anarchie

Ce tableau fait partie du tout dernier projet de l’artiste, intitulé Amour et anarchie. Il s’inspire d’un film de la cinéaste italienne Lina Wertmüller, dont l’action principale se déroule dans un bordel sous l’Italie fasciste de Mussolini. L’artiste a concocté une série de six tableaux éroticopolitiques où des personnages interespèces s’ébattent dans des jouissances carnavalesques, malgré les jours sombres et les scénarios apocalyptiques de l’époque. Refusant la passivité et le statuquo, les figures polymorphes – qui se tissent entre l’animal, le végétal et l’humain – copulent et exultent.
Inspirée d’une constellation d’artistes femmes telles que Dorothy Iannone pour ses tableaux érotiques, Carolee Schneemann pour son bodyart et Annie Sprinkle dans son mouvement écosexuel, Girard-Renard a réalisé un corpus de toiles dont les fonds sont faits d’empreintes de troncs d’arbres sur lesquels elle a imprimé ses fesses. Les fonds-écorces sont le théâtre burlesque parfait pour animer cette troupe de personnages impertinents qui repoussent les scénarios obscurantistes dans des saynètes sexosatiriques désopilantes.

Acrylique sur toile,
  • 2017
124 x 150 cm

Valeur estimée : 

5 500 $

Cynthia Girard-Renard est artiste visuelle et poète. Sa pratique pluridisciplinaire allie peinture, installation, sculpture et performance. De nombreuses expositions individuelles lui ont été consacrées, dont The Artist’s Eye : Love and Anarchy (Douglas Hyde Gallery, Dublin), Nos maitres les fous (Musée d’art de Joliette), Unicorns and Dictators (Esker Foundation, Calgary), Tous les oiseaux sont ici (Künstlerhaus Bethanien, Berlin) et Fictions sylvestres (Musée d’art contemporain de Montréal). Mentionnons aussi de nombreuses expositions collectives : Unexplained Parade (Catriona Jeffries, Vancouver), la Biennale canadienne 2017 (Musée des beaux-arts du Canada), Patriots Loves : Visions of Canada in the Feminine (Carleton University Art Gallery) et la Triennale québécoise (MACM).
Le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec lui ont accordé des bourses pour des résidences réalisées à Paris, New York, Berlin et Londres. En 2018, elle a reçu le prix Louis-Comtois ainsi que le prix Takao-Tanabe décerné par la Musée des beaux-arts du Canada.
Ses œuvres figurent dans plusieurs collections muséales (MACM, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée des beaux-arts du Canada), institutionnelles (TD Bank Group, Hydro-Québec, Caisse de dépôt et placement du Québec, Banque Nationale, Claridge) et particulières.