Léonard, Emmanuelle

Emmanuelle Léonard, Perquisition, rue Malicorne, Anjou, 2007.

Numéro de lot : 

27
Perquisition, rue Malicorne, Anjou

Perquisition, rue Malicorne, Anjou, tirée du ­projet Une sale affaire fait revivre ces ­moments d’enquête, ces faits divers dont la brutalité n’a d’égale que la cruelle banalité des documents qu’elle engendre. À l’aide d’une radio ­portative, Léonard écoute les ­communications de la ­police, guettant un appel qui réclame une intervention immédiate. À la ­télévision, sur Internet et dans la presse écrite, elle ­surveille l’actualité des faits divers, suit des ­photographes de presse pour capter l’événement : accident, perquisition, fusillade et noyade.

Impression au jet d'encre,
  • 2007
75 x 50 cm |
Épreuve d'artiste

Valeur estimée : 

1 800 $

Emmanuelle Léonard détient un diplôme de deuxième cycle de l’Université du Québec à Montréal et un baccalauréat de l'Université Concordia. Depuis une dizaine d'années, Léonard développe des stratégies de représentation de l'espace public. À partir des traditions et usages photographiques, une méthode de production spécifique est élaborée pour chaque projet, naviguant du documentaire à la photographie conceptuelle. Cet usage polyvalent du médium et de la vidéo fournit des tactiques pour pénétrer le monde du travail (Les travailleurs, 2002), prendre en filature un marcheur solitaire (Les marcheurs, 2004), talonner un gardien de sécurité (Guardia Resguardeme, 2005) ou suivre l'actualité des faits divers pour attraper l'événement (Une sale affaire, 2007). Elle s'intéresse présentement à la photographie policière et à sa méthodologie qui se redéfinit sans cesse.

Léonard compte de nombreuses expositions individuelles et collectives, dont au Musée d'art contemporain de Montréal, à la Kunsthaus Dresden (Dresde), au Neuer Berliner Kuntsverein (Berlin), aux galeries Optica, Clark, Occurrence et à VOX, centre de l’image contemporaine (Montréal), à Mercer Union (Toronto), à la Casa Vallarta (Guadalajara), à la Galerie Glassbox (Paris) et au Mois de la Photo à Montréal. En 2003, elle a effectué une résidence d’artistes à la Villa Arson (Nice). En 2006, elle était en résidence à la Fondation Christoph Merian de Bâle et, en 2009, en résidence à Helsinki, une collaboration entre le CALQ et la Fondation finlandaise de résidences d'artiste. Prochainement, on pourra voir son travail à L’Œil de Poisson (Québec) et à Expression (Saint-Hyacinthe). Elle est lauréate du prix Pierre-Ayot 2005.

Représentée par Galerie Donald Browne, Montréal