Marie-Ève Gingras

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Marie-Ève Gingras

L’encan Vendu–Sold a marqué le lancement de ma collection en 2011. Amatrice d’art contemporain depuis le cégep, j’allais souvent dans les musées et galeries, mais je n’avais jamais pensé commencer une collection. Une amie et collègue de travail m’a parlé de l’encan et nous y sommes allées ensemble.

J’ai eu un coup de foudre pour l’œuvre Creek de Rick Leong. Elle me faisait penser aux dessins animés de Miyazaki, de qui je suis une grande fan. Il y a un tel romantisme dans cette œuvre. Elle trône au-dessus de mon lit depuis – c’est sa place. Je n’ai jamais même pensé à la déplacer, et encore moins à m’en départir. J’ai acquis une quinzaine d’œuvres depuis, souvent à l’encan Vendu–Sold, ou directement à des artistes que j’ai découverts à l’encan – je pense par exemple à Laurent Craste, que j’avais remarqué en 2012 et dont je suis l’évolution depuis. C’est un artiste que j’adore et j’ai eu la chance d’acquérir une de ses œuvres en décembre dernier (Entomolovase VIII).

Rencontrer les artistes dont j’admire le travail et dont je souhaite acquérir une œuvre n’est pas essentiel à ma démarche – j’achète une œuvre avec mon cœur. Chaque acquisition, je l’ai faite parce que l’œuvre me « parlait » à ce moment-là. Mais chaque fois que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’artiste, cela constituait une valeur ajoutée. Il y a eu Laurent Craste, qui nous a accueillis à son atelier et a pris le temps de nous expliquer sa démarche, mais aussi Sayeh Sarfaraz, rencontrée à l’encan 2015 quand j’ai acquis l’œuvre Génération sacrifiée (j’avais découvert le travail de Sayeh l’année précédente à l’encan, et cela avait été un coup de foudre autant qu’un coup de poing) et Sylvain Bouthillette, rencontré à son atelier. J’achète généralement des œuvres d’artistes canadiens, ou qui travaillent au Canada, mais il m’arrive en voyage de découvrir d’autres artistes et de me laisser charmer. Ce fut le cas d’Albu Elena Nicoleta, une artiste roumaine découverte à la Biennale de Chisinau lors d’un voyage en Roumanie, en Moldavie et en Transnistrie avec mon fiancé. Albu Elena nous a ensuite accueillis chez elle à Bucarest et nous avons convenu que l’œuvre Stéréo, qui avait volé mon cœur à Chisinau, allait traverser l’océan pour venir chez moi, une fois la tournée de la Biennale terminée. Elle orne maintenant un de mes murs, et chaque jour, quand je la vois, je repense à notre voyage et à Albu Elena.

L’encan Vendu-Sold demeure pour moi un incontournable, tout comme la foire Papier, l’exposition-bénéfice CIRCA art actuel et les activités du Cercle du MAC. L’art contemporain rayonne à Montréal. En m’imprégnant du travail de nos artistes et en faisant l’acquisition d’œuvres de certains d’entre eux au gré de mes coups de cœur (et de mon budget !), j’ai l’impression de contribuer, un peu, à ce rayonnement.

Image :
Graeme Patterson
Camp Wakonda Wood Cabin
2013

Sayeh Sarfaraz
Génération sacrifiée
2015 (à droite)
Vendu–Sold 2015