Feddal, Berirouche

Berirouche Feddal, La FIFA nous avait suspendus, 2022

Numéro de lot : 

10
La FIFA nous avait suspendus

Je me suis interrogé sur les comportements de la population algérienne durant et après le match de football (soccer). Je voulais comprendre l’intersection entre leur patriotisme et leur nationalisme à travers le sport. Mes recherches sur l’indépendance même du pays sont étroitement liées à ce sport. Au cours de ces séries d’attaques organisées par le Front de libération nationale, le 13 avril 1958, neuf joueurs de football français d’origine algérienne quittent la France pour rejoindre l’équipe FLN et créer l’équipe qu’on connait aujourd’hui. Deux mois avant le début du tournoi international, du 12 au 14 Avril 1958, les Algériens des Bleus disparaissent. Cette équipe clandestine, interdite par la FIFA, a servi jusqu’en 1962 (année de l’indépendance) de portevoix au gouvernement provisoire algérien. Ils ont été reçus au Vietnam par le président Ho Chi Minh et ont aussi rencontré à Pékin le premier ministre chinois Chou En-Lai. Les footballeurs FLN de la cause algérienne prennent part à des matchs en ex-Yougoslavie, en ex-Tchécoslovaquie, en Roumanie, en Hongrie, en Bulgarie, au Vietnam, en ex-Allemagne de l’est ou encore en Chine populaire.

Gravure sur bois, feuille métallique et pastel à l’huile,
  • 2022
73,66 x 50,8 cm

Valeur estimée : 

2 450 $

Berirouche Feddal (Vrirouc nat uqassi ) est un artiste montréalais reconnu pour sa transdisciplinarité. Originaire d’Afrique du Nord, de l’Algérie actuelle et plus précisément de la région des montagnes de Kabylie, il est affilié aux Igawawen de l’arc Nath Irathen et au patrimoine amazigh. Il a obtenu son baccalauréat en médias imprimés de l’Université Concordia en 2020, avec distinction. Son travail a notamment été présenté à Bradley Ertaskiran (Montréal), à la Biennale Dak’Art OFF en collaboration avec Centre Clark (Dakar), aux Afternoon Projects (Vancouver), à ARTCH-Emerging Contemporary Art (Montréal), à Ubisoft (Montréal), au Mayten’s Project (Toronto) et à la Conserverie Marrakech (Marrakech).

Refusant d’abdiquer sa culture, sa langue et son identité, l’artiste exploite des sujets liés à sa personne et à sa mémoire, amalgame de découvertes, d’anecdotes et, parfois, de révolte. Retraçant ses origines africaines amazighes à travers une collection de photographies biographiques, il mêle passé et présent dans un ensemble d’œuvres qui pourraient être comprises comme des autoportraits fractionnés évoquant la fragilité des souvenirs et la marque laissée par les expériences passées.