Lachance, Nicolas

Nicolas Lachance, Sans titre, 2021

Numéro de lot : 

18
Sans titre

Cette œuvre est issue d’un projet d’exposition en cours de préparation qui questionne la relation du modèle et de la pratique picturale. La peinture figurative engage en amont, dans plusieurs cas, un travail qui demeure dans l’ombre de l’atelier. Mon approche, pour ce projet, explicite le processus qui me mène jusqu’à la réalisation d’un tableau. La duplication des images et leur mise en abime en sont le vecteur opératoire.

L’invisibilité est paradoxalement l’enjeu du modèle, qu’il soit frappé sur le métal ou représenté par une image peinte.

Acrylique, laque acrylique, collage de magazine, huile sur toile marouflée sur toile,
  • 2021
41 x 30 cm

Valeur estimée : 

3 000 $

Nicolas Lachance vit à Montréal. Depuis l’obtention de son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQAM (2009), son travail a fait l’objet d’une douzaine d’expositions individuelles, notamment à la Galerie René Blouin, chez Raising Cattle, à Optica et à la Fonderie Darling, où il a bénéficié d’un atelier d’artiste en résidence de 2013 à 2015. Ses œuvres font partie, entre autres, des collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de plusieurs collections privées. 

Hétérogène, la pratique picturale de Nicolas Lachance traque avec obstination les phénomènes d’apparition et de disparition de l’image. Cette recherche se traduit par une série de paradoxes : la métaphore photographique sert de matrice à un travail manuel long et laborieux, les gestes d’altération hantent les procédures de duplication de l’image, le rébus flirte avec le monochrome et l’installation postconceptuelle. La notion de filtre structure ces tensions à même la surface picturale, qui devient le lieu privilégié d’une saisie : d’un côté, le filtre soustrait – il cadre les afflux de la matière, la transforme et en régule l’épanchement ; de l’autre, il cultive les traces des résidus amassés dans l’atelier (poussière, images trouvées, objets d’occasion) – il cumule les dépôts palimpsestes de travaux antérieurs comme autant de catalyseurs qui reconfigurent chaque fois les mailles d’un filet tendu peut-être moins à l’image qu’à notre regard.