Lot
34
La femme de Nîmes 1

Grès émaillé, 2021

41,5 x 13 x 7,5 cm
Valeur estimée
1 200 $

Cette céramique fait partie de la série La femme de Nîmes qui a été amorcée en procédant à une réactualisation du mythe grec de Danaé. Au travers de cette sculpture, l’artiste considère l’histoire de la marchandise du jean. Vêtement utilitaire pendant la révolution industrielle, sciemment coloré avec l’indigo des colonies, le jean devient subséquemment un marqueur de la contreculture et de la libération sexuelle. Cette céramique est conçue dans l’idée d’un contenant pour les pièces d’or-semence du mythe, mais interroge aussi la sexualisation des corps sur fond d’économie mondialisée.

Notice biographique

Originaire de Montréal/Tiohtiá:ke, Dominique Sirois est titulaire d’une maitrise (2010) et d’un doctorat (2022) en arts visuels de l’UQAM. Son travail prend la forme d’installations multidisciplinaires, pratique qui se matérialise par des dispositifs d’exposition présentant des céramiques et des assemblages. Dans sa production à la fois artisanale et conceptuelle, Sirois déploie avec ses installations des espaces narratifs usant de référents économiques, archéologiques, mythologiques, technologiques et minéralogiques. Son langage visuel problématise l’art et l’économie en ciblant des marchandises et des étalages, ou encore en se référant à des récits historiques. Dominique Sirois a notamment réactualisé le mythe grec de Danaé par des représentations polymorphes du corps féminin. Les projets artistiques de l’artiste ont été exposés dans plusieurs centres d’artistes au Canada, dont le Centre Clark, Diagonale, Axenéo7 et Latitude 53. Elle a également exposé dans des galeries privées telles que Patel Brown, Pangée, Laroche/Joncas et Bradley Ertaskiran. Elle a fait plusieurs résidences hors du Québec, notamment à Glasgow, à Paris, à Barcelone et à Banff. À l’occasion d’expositions de groupe ou de collaborations, elle a présenté son travail au Musée Ludwig de Budapest, au Commun à Genève, au Unicorn Center for Arts à Beijing, à l’iMAL de Bruxelles et à la Fondation PHI à Montréal.