Pigment sec sur papier, 2011
Cette série de dessins s’inspire de la luminescence nocturne des villes américaines et de leur étendue visible dans l’obscurité. Elle interroge la relation de l’individu face à la collectivité au sein d’un mode d’occupation moderne du territoire : la grille. Divers schémas de rayonnement ont été créés pour couvrir la surface du papier de façon régulière. Certains schémas se projettent depuis les extrémités et d’autres naissent au centre. Ils illustrent que la multiplication indifférenciée des tracés linéaires induit une déviation à certaines intersections. Une courbure qui traduit, dans leur prolongement infini, une certaine perte de contrôle que l’application « soufflée » du pigment accentue. Les dessins au pigment sec ont été réalisés à partir de moules de papier perforé, les perforations correspondant aux intersections des lignes tracées sur le papier.
Marie-Claire Blais est active sur la scène culturelle depuis plus de vingt ans. Elle a étudié l’architecture à l’Université de Montréal avant de se consacrer à sa pratique d’artiste visuelle. Elle explore diverses expériences du mouvement dans l’espace et s’intéresse aux perceptions qui émanent de ces rencontres dans la mémoire. Son travail a été présenté au Canada et à l’international dans plusieurs expositions individuelles ou collectives.
Blais a participé à différentes résidences d’artistes au Mexique, en Italie et en France. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, notamment celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, de Desjardins, d’Hydro-Québec, de la Collection McMichael d’art canadien, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de la Banque Nationale du Canada.