Impression chromogénique, 2008
Simoneau relate une relation intime à la fois sous la forme d’un journal et d’une réflexion sur des enjeux sociétaux et politiques plus vastes. Son projet Love and War (2011) suit sa relation avec une femme nommée Caroline Annandale. Au début de leur vingtaine, iels ont entamé une liaison passionnée et voyagé partout dans le monde jusqu’au 11 septembre 2001. Après les attaques terroristes sur les États-Unis, Annandale s’est enrôlée dans l’armée étatsunienne et a été envoyée en Irak. Le couple s’est retrouvé de nombreuses années plus tard pour amorcer un deuxième chapitre tumultueux. Organisé de manière à imiter le caractère décousu de la mémoire, de la communication et de l’identité, le projet révèle de quelle manière les idées que nous entretenons à propos de nous-mêmes et de nos êtres chers mêlent toujours passé et présent.
Guillaume Simoneau est un artiste visuel diplômé en sciences pures. Sa pratique photographique explore la complexité de nos relations avec les autres (interpersonnelles) et avec la nature (interspécifiques). Ses deux dernières monographies ont été publiées par la maison d’édition anglaise MACK. La plus récente, intitulée Murder (2019), a fait l’objet d’une exposition solo majeure aux Rencontres de la photographie d’Arles, où elle a été saluée par la critique. Depuis, l’exposition a voyagé à Tokyo, Berlin, Genève, Anvers, Toronto et Québec.
Il travaille présentement sur deux nouvelles séries, l’une portant sur le présentisme en collaboration avec l’historien François Hartog et l’autre portant sur l’origine du rapport complexe entre l’humain et la pomme, des montagnes du Kazakhstan au jardin d’Éden. L’œuvre fait partie de la collection du Museum of Contemporary Photography de Chicago.