Lot
1
Untitled (Arthur Erickson #1)

Impression pigmentaire sur papier Baryta, 2020

127 x 102 cm,
1/5
Valeur estimée
4 400 $
Cette photo de la maison d’Arthur Erickson – structure très humble de style typiquement moderniste – date de l’été 2019. La personne qui y vit actuellement laisse de la vaisselle, des vélos et des livres un peu partout. L’artiste est séduite par l’irruption de la vraie vie dans cette maison historique et son jardin parfait. Elle s’intéresse au verre qui s’insère subtilement entre le public et le monde, surtout quand des formes diverses accentuent sa présence dans l’architecture. Cette œuvre porte sur l’espace et sa façon de modeler les perceptions individuelles et sur la corrélation entre les environnements naturels et bâtis
Notice biographique

Lorna Bauer, photographe et sculpteure, explore dans ses projets les relations de l’humain avec l’environnement. Ses œuvres, qui répondent à un lieu et un contexte précis, témoignent d’une enquête matérielle et visuelle sur les idées et les expériences générées par l’écologie d’environnements vécus. Bauer privilégie une technique analogique dont les contraintes se traduisent par une grande économie de forme. L’artiste trouve aussi dans le genre documentaire une série de conventions propices au déploiement d’autres moyens poétiques. Dans ses recherches sur des sites particuliers, Bauer convoque de nombreuses références : la relation conflictuelle de Le Corbusier avec la photographie documentaire ; l’histoire chargée de la villa d’Eileen Gray sur la Côte d’Azur ; la phénoménologie de l’habitation d’Arthur Erickson ; les lettres d’amour de Walter Benjamin décrivant la flore et la faune d’Ibiza ; l’histoire de la myciculture dans les catacombes de Paris ; les efforts de préservation du paysage brésilien de Roberto Burle Max et de Margaret Mee. Les séquences photographiques visent alors à rendre le public conscient de sa propre présence au seuil de l’espace représenté et dans le lieu d’exposition. Dans cette équation, la sculpture est une variable médiane, bien qu’elle se défasse parfois de sa relation syntaxique aux images pour devenir autonome.