Gouache sur carton, 1995
Edmund Alleyn’s Le salon rose belongs to his series Valitas, produced between 1990 and 1995. Composed of gouaches, washes, and oils on canvas, the series depicts a transition between the human and object realms. In these still lifes, Alleyn uses an intimate vocabulary to create a ghostly world in which vestiges of life—armchairs, plants, statuettes—are displayed as if in a family portrait. The theatricality of the narrative is suggested by “word-images” that stand in for a subject. This period was marked by contrasting blacks and greys, into which occasionally seeped an almost threatening hint of colour.
Né à Québec en 1931 dans la communauté anglo-irlandaise, Edmund Alleyn étudie à l’École des beaux-arts de Québec auprès de Jean-Paul Lemieux. En 1955, il remporte le Grand Prix au concours artistique de la Province de Québec et une bourse de la Société royale du Canada. Alleyn séjourne en France de 1955 à 1970, où il s’inscrit dans le sillon de l’abstraction lyrique. Il s’inspire ensuite de l’art des Autochtones de la côte ouest, pour finalement se réorienter vers une imagerie issue de l’univers de la technologie, de l’électronique et des communications de masse. À son retour au Québec, l’artiste est frappé par les changements qui s’y sont opérés pendant son absence et son œuvre en porte la marque.
En 2016, le Musée d’art contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective majeure intitulée Dans mon atelier, je suis plusieurs qui est accompagnée d’une monographie. Ses œuvres font partie de collections prestigieuses au Canada et en Europe.